Les États-Unis autorisent la participation des joueurs iraniens à la Coupe du Monde 2026 sur leur sol, mais fixent une condition précise concernant la composition de leur délégation. Le secrétaire d’État américain a détaillé les modalités d’entrée sur le territoire dans un contexte géopolitique tendu.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, Washington ne s’oppose pas à la venue des athlètes de l’équipe nationale d’Iran pour la compétition. Marco Rubio a toutefois précisé que les individus ayant des liens avec le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ne seront pas admis aux États-Unis. Il a mis en avant le risque que des membres de cette organisation, classée comme terroriste par Washington, tentent d’accompagner l’équipe sous couvert de fonctions de journalistes ou de préparateurs physiques.
e président Donald Trump a soutenu cette orientation, affirmant que son administration ne souhaitait pas pénaliser les sportifs en dépit du contexte des tensions et du blocus de l’Iran. À Téhéran, la porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani, a assuré que toutes les dispositions nécessaires ont été prises par le ministère des Sports pour la participation de l’équipe. Mehdi Taj, le président de la fédération iranienne, a confirmé la poursuite des préparatifs, tout en précisant que l’instance reste soumise aux directives des autorités de l’État.
La tenue des matchs de la phase de groupes de l’Iran aux États-Unis soulevait des interrogations depuis le déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran à la fin du mois de février. La FIFA a par ailleurs refusé une demande iranienne visant à délocaliser ses rencontres au Mexique. En marge de ces préparatifs, Paolo Zampolli, émissaire américain pour les relations mondiales, a suggéré à Donald Trump et à la FIFA de remplacer l’Iran par l’Italie au cours de ce tournoi. Cette hypothèse a été rapidement écartée par les autorités italiennes, le ministre des Sports Andrea Abodi rappelant que la qualification s’obtient sur le terrain, tandis que le ministre de l’Économie Giancarlo Giorgetti a qualifié l’idée de « honteuse ».

